Sylvain Giroux

Professeur titulaire

Diplômes

(1994). (Postdoctorat, Études postodoctorales).

(1993). Agents et systèmes, une nécessaire unité (Doctorat, Philosophiæ Doctor). Université de Montréal.

(1990). Un système de compréhension automatique de programmes à base d’objets (Maîtrise avec mémoire, Maîtrise ès sciences). Université de Sherbrooke.

(1988). Un premier pas vers la restructuration de Phénarète: le système Anaïs / First steps toward the reengineering of Phénarète : Anaïs (Equivalent à la maîtrise, Diplôme d’études appronfondies (DEA)). Université de Paris VI (P & M Curie).

(1986). (Baccalauréat, Baccalauréat ès sciences). Université de Sherbrooke.

Sujet de recherche

Systèmes informatiques, Traitements reparti et simultané, Technologies des soins, Systèmes d’informations sur la santé, Soins à domicile

Disciplines de recherche

Informatique

Mots-clés

Assistance cognitive, Habitats intelligents, Informatique ubiquitaire, Interfaces tangibles, Personnalisation, Reconnaissance d’activité, Réseaux de capteurs, Sensibilité au contexte, Services géolocalisés, Télé-vigilance

Centre de recherche

Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

Directeur et co-fondateur du laboratoire DOMUS

En 2002

Téléphone

819 821-8000, poste 62027

Email:

Sylvain.giroux@usherbrooke.ca

Intérêts De Recherche​

Développer des services intelligents pour le suivi médical, la télé-vigilance et l’assistance cognitive pour les personnes atteintes de déficits cognitifs (Alzheimer, schizophrénie, traumatismes crâniens, déficience intellectuelle).

 

Ces services sont mobiles et déployés dans des maisons intelligents, ainsi qu’à l’extérieur du domicile.

IoT - Réseaux de capteurs
98%
Habitats intelligents
99%
Reconnaissance d'activité
89%
Assistance cognitive
100%
Sensibilité au contexte
100%
Interfaces tangibles
72%
Biographie

Sylvain Giroux est professeur titulaire au Département d’informatique de l’Université de Sherbrooke. Il a obtenu un doctorat en informatique de l’Université de Montréal en 1993. Depuis, il a travaillé sur de nombreux projets interdisciplinaires de R&D, notamment au Canada, en France et en Italie. Ses projets présentent une grande variété de contextes et de domaines d’application dont la formation à distance, la géophysique, le commerce électronique, la télémédecine, le système d’aide à la tâche et l’assistance cognitive. Son expérience professionnelle montre un bel équilibre entre le monde académique et l’entreprise privée.

 

 Ses domaines de recherche principaux sont les habitats intelligents, l’assistance cognitive, les systèmes multi-agents, les interfaces tangibles et la modélisation des usagers. Il a participé à de nombreux projets ayant menés à des orthèses cognitives pour les personnes ayant des déficits cognitifs et/ou leurs aidants : rappel d’activités, épicerie, gestion de budgets, errance nocturne, etc.

 

Sylvain Giroux a cofondé le laboratoire de DOmotique et d’informatique Mobile de l’Université de Sherbrooke (DOMUS) en 2002. Il y assure depuis le poste de direction. Les recherches au laboratoire DOMUS se concentrent sur les habitats intelligents pour les personnes ayant des déficits cognitifs. DOMUS regroupe une équipe interdisciplinaire d’une vingtaine de chercheurs couvrant l’informatique, le génie, l’ergothérapie, la neuropsychologie, la psychiatrie, la psychoéducation, la psychologie, le design industriel et l’administration. DOMUS a mis sur pied un maillage au niveau international, national, et régional à travers des collaborations, des projets de recherches conjoints et des contrats de recherche avec des universités et des centres de recherche (e.g. Telecom Bretagne (France), Université de Montréal, UQAC, Institut universitaire de gériatrie de Montréal, Centre de recherche sur le vieillissement, AGE-WELL), le milieu clinique et de la santé (e.g. Centre de Réadaptation-Estrie, Résidence de l’Estrie) et des industries (e.g. Orange, Ericsson, Rogers, Sermax Automatisation). DOMUS présente une infrastructure de recherche unique regroupant un appartement intelligent de 4½ pièces à la fine pointe de la technologie qui se situe sur le campus de l’Université de Sherbrooke ainsi qu’un laboratoire vivant à l’extérieur du campus, soit une résidence qui héberge 10 personnes ayant subi des traumatismes crâniens sévères, qui a été complètement équipée avec des capteurs et effecteurs.

Programme de recherche

Les déficits cognitifs ont des coûts humains, sociaux et économiques élevés. Les personnes ayant subi un traumatisme cranio-cérébral (TCC) et les personnes Alzheimer savent combien les déficits cognitifs peuvent bouleverser une vie. De leur côté, leurs aidants sont continuellement confrontés à l’épuisement devant la lourdeur de la tâche et la rareté des ressources. Aussi actuellement faute de systèmes d’assistance cognitive et de supervision, ces personnes doivent trop souvent quitter leur domicile pour vivre en institution. Les technologies d’assistance cognitive sont faisables, pertinentes et efficaces. Par exemple, il a été démontré que l’usage des technologies dans leur vie quotidienne par les personnes Alzheimer retarde leur institutionnalisation de 8 mois en moyenne, tout en améliorant leur bonheur, leur autonomie, leurs contacts sociaux et leur sécurité.

 

Ce programme de recherche développera des assistants cognitifs dans un but de réhabilitation et/ou de compensation pour les personnes ayant des déficits cognitifs, e.g. TCC et Alzheimer. Ces assistants seront déployés dans des habitats équipés de nombreux capteurs (cuisinière intelligente, montre intelligente, détecteur de mouvements, débitmètre, microphone, RFID…) et effecteurs (écran tactile, éclairage, haut-parleur…). La préparation de repas sera l’activité principale qui sera assistée, tant au niveau de la réalisation (choix de la recette, planification, exécution et auto-vérification) que de la sécurité. Au plan informatique, plusieurs problèmes doivent être résolus. Tout d’abord, l’assistant construit et fait évoluer un plan personnalisé d’intervention cognitive. Pour cela, il choisit et structure les outils et les stratégies de réhabilitation et de compensation les mieux adaptés au contexte et à la personne en s’appuyant sur les meilleures pratiques d’assistance fondée sur des données probantes.

 

Ce plan permet d’identifier et d’anticiper les situations potentiellement problématiques et de décider de l’assistance à donner concrètement. Une intervention est ensuite concrétisée par la transformation de séquences d’actes d’assistance en interfaces-usagers réparties dans l’habitat de la personne assistée pour entretenir avec elle un dialogue continu et cohérent. Pour décider et agir, l’assistant interroge et raisonne sur le contexte (profil cognitif et préférences de l’usager, localisation, capteurs et effecteurs disponibles, état des capteurs…) à l’aide d’ontologies. La reconnaissance d’activités et la reconnaissance des émotions produisent des connaissance de haut niveau à partir des données recueillies par les capteurs. Finalement l’assistance à la préparation de repas ne vient pas seule. Il faut faire l’épicerie, s’assurer de l’adoption de comportements sécuritaires… donnant ainsi lieu à autant d’assistants cognitifs qui doivent se coordonner pour interagir avec le résident.

Publications

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